MINORU MOCHIZUKI 1907-19.. fondateur du yoseikan budo

Minoru Mochizuki

(né le 11 avril 1907, Préfecture de Shizuoka, Japon)

10ième dan, Meijin Aïkido, IMAF. 9ième dan, Jujutsu. 8ième dan, Iaijutsu. 8ième dan, Judo. 5ième dan, Kendo. 5ième dan, Karaté.
Maitre Mochizuki, fondateur du Yoseikan Budo, commença par pratiquer le Kendo à l'âge de cinq ans dans le dojo de son grand-père à Shizuoka. Puis il se lança dans le Judo et joignit le Kodokan (Centre Mondial du Judo) en 1925 ou il est devenu un compétiteur hors-pair. Sous la tutelle de Jigoro Kano, fondateur du Judo, Maitre Mochizuki devint le plus jeune membre du Kobudo Kenkyukai - organisation pour l'étude, la présentation et le développement des arts martiaux classiques - établie au sein du Kodokan, dans laquelle il pratiqua entre autres le Katori Shinto-Ryu. En 1930, il fut choisi par Jigoro Kano pour aller étudier l'Aïkijujutsu avec Morihei Ueshiba. Il fut l'uchideshi de Morihei Ueshiba au Kobukan Dojo pour une année avant d'ouvrir son propre dojo dans la ville de Shizuoka en 1931. C'est alors qu'il commença à développer son propre style d'Aikido: le Yoseikan Budo.

Morihei Ueshiba lui décerna deux certificats en Daito-Ryu en juin 1932 ("Goshinyo no te" et "Hiden ogi no koto"). Par la suite, il passat huit années en Mongolie dont il fût nommé sous-gouverneur. Il y fût actif en tant qu'éducateur et entrepreneur de travaux destinés à améliorer les communications et l'irrigation. Son idée de combattre le communisme par l'application des principes d'"entraide et prospérité mutuelle" et de "la meilleure utilisation de l'énergie" de Jigoro Kano contribua au développement de sa région. De plus son projet d'irrigation fut complété après la Deuxième Guerre Mondiale par les autorités Chinoises. Minoru Mochizuki fut le premier à enseigner l'aïkido en Occident lorsqu'il séjourna en France de 1951 à 1953 comme professeur de Judo. Il réside aujourd'hui en France avec son fils Hiroo.

# Posté le mardi 15 mars 2005 07:25

NGUYÊN LÔC 1912-1960 fondateur du ViêtVoDao

Maître Nguyen Lôc naquit en 1912 à Huu Bang, Ha Tay au nord du Vietnam. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour les arts martiaux et la philosophie. Après avoir acquis les bases de l'art martial, il partit sur les conseils de son maître sillonner le Vietnam afin de parfaire ses connaissances auprès des plus grands maîtres, découvrant au cours de son périple d'innombrables documents anciens jusqu'à lors dispersés ou oubliés. Dès 1938, il commença la codification et la structuration des techniques, recruta des disciples et créa le mouvement Vo Vietnam. Sept ans plus tard à Hanoi, le maître présenta officiellement le mouvement Vovinam Viet Vo Dao et commença à dispenser son enseignement au grand public. Avant de s'éteindre à Saigon en 1960, il désignera maître Le Sang comme son successeur.

# Posté le mardi 15 mars 2005 07:28

Choi Hong 1918-2002 fondateur du taekwon-do

La dévotion du Fondateur envers le Taekwon-Do est tellement grande que l'homme, sa vie et son oeuvre ne font qu'un. Il a développé et mis à jour un ancien type d'art martial, dans un but précis, par de longues années de labeur et de zèle. Si le Taekwon-Do a aujourd'hui un statut international c'est grâce à des efforts inlassables d'un homme - le père du Taekwon-Do moderne.

Le général Choi Hong Hi est né le 6 novembre 1918 dans la région aride et accidentée de Hwa Dae, dans le district de Myong Chun de la Corée du Nord. Jeune, il est frêle et maladif, ce qui inquiète ses parents. Il démontre cependant un caractère fort et indépendant. À 12 ans, il est expulsé de l'école pour avoir agi contre les autorités japonaises alors en charge de la Corée. C'est là le début de ce qui est une longue association avec le mouvement étudiant pour l'Indépendance.

Suite à cette expulsion, son père lui fait étudier la calligraphie auprès de monsieur Han II Dong, un professeur coréen fameux. Monsieur Han, en plus d'être habile en calligraphie, est aussi un maître du Taek Kyon, l'art coréen ancien de combat avec les pieds. Le professeur s'inquiète aussi de la condition de son nouvel élève et décide de lui enseigner les exercices rigoureux du Taek Kyon pour l'aider à renforcer son état physique.

En 1937, monsieur Choi poursuit son éducation au Japon. Cependant, peu avant son départ, il a la malchance de se trouver dans une chaude dispute avec monsieur Hu, un lutteur professionnel, qui lui promet de le mettre en pièces à la prochaine rencontre. Ceci semble pousser monsieur Choi vers l'étude des arts martiaux.

À Kyoto, monsieur Choi rencontre monsieur Kim qui enseigne le Karaté. Après deux ans d'entraînement intensif, monsieur Choi obtient sa ceinture noire, 1er degré. Comme nous le savons, ce sont les techniques du Karaté mêlées à celles du Taek Kyon qui sont à la base du Taekwon-Do moderne.

Il suit une période d'entraînement physique et mentale à l'école secondaire, à l'école préparatoire et finalement à l'Université de Tokyo. Il intensifie son entraînement et fait l'expérience des nouvelles techniques de combat. Lorsqu'il obtient son 2e degré, il commence à enseigner dans un Y.M.C.A. de Tokyo.

Monsieur Choi raconte que durant cette période il n'y avait pas un lampadaire de la ville qu'il ne frappait pas du poing ou du pied pour voir si les fils allaient vibrer de protestation.

"Je m'imaginais que ces techniques allaient être utiles pour me défendre contre monsieur Hu, le lutteur, s'il devait penser exécuter sa promesse de me mettre en pièces à mon retour éventuel en Corée".

Au début de la Seconde Guerre mondiale, monsieur Choi se voit forcé bien malgré lui de s'enrôler dans l'armée japonaise. En poste à Pyong Yang en Corée du Nord, monsieur Choi est impliqué comme dirigeant du Mouvement Coréen pour l'Indépendance connue sous le nom du Mouvement Étudiants-Soldats de Pyong Yang. Il est interné dans une prison japonaise durant les 8 mois de son enquête préliminaire.

En prison, pour tuer le temps et garder sa condition physique, monsieur Choi commence à pratiquer son art dans la solitude de sa cellule. En peu de temps ses compagnons de cellule et le geôlier deviennent ses étudiants. Éventuellement, la cour de la prison se transforme en un énorme gymnase.

La libération de la Corée en août 1945 sauva monsieur Choi d'une sentence de 7 ans de prison et de son exécution prévue trois jours plus tard. Après sa mise en liberté, l'ex-prisonnier rentre à Séoul où il organise le Parti des Étudiants-Soldats. En janvier suivant, monsieur Choi reçoit son brevet de sous-lieutenant dans la nouvelle armée coréenne, le tremplin qui sert à mettre le Taekwon-Do sur un nouvel orbite.

Peu après, il est fait commandant de compagnie à Kwang-Ju. Le jeune sous-lieutenant y allume le flambeau de son art en l'enseignant à toute sa compagnie. Il est ensuite promu lieutenant et posté à Tae Jon à la tête du 2e Régiment d'Infanterie. À ce nouveau poste, le lieutenant Choi fait connaître le Taekwon-Do non seulement aux soldats coréens mais aussi aux soldats des États-Unis en poste. Pour la première fois, des Américains sont en contact avec ce qui devait éventuellement être connu comme le Taekwon-Do.

L'année 1947 est pour le lieutenant Choi une année de promotion rapide. Il devient capitaine puis major. En 1948, il est posté à Séoul en charge de la logistique et devient instructeur de Taekwon-Do à l'École de la police militaire américaine. En 1948, il devient lieutenant- colonel.

En 1949, il est promu colonel. Il se rend pour la première fois aux États-Unis pour suivre des cours de formation militaire à l'École d'état-major général de l'armée, à Fort Riley. Durant son séjour, il présente le Taekwon-Do au public.

En 1951, il reçoit le grade de brigadier-général. Il met sur pied l'École d'état-major général de l'armée coréenne à Pusan comme commandant-adjoint et directeur de la formation.

En 1952, il est nommé chef d'état-major du 1er Corps d'armée et responsable de renseigner le général MacArthur durant ses visites à Kang Nung. Au moment de l'Armistice, le général Choi est commandant de la 5e division de l'Infanterie.

L'année 1953 est remplie d'événements pour le Général dans sa carrière militaire et dans le progrès de son nouvel art martial. Il publie le 1er manuel complet sur le "Renseignement militaire en Corée". Il organise et met en place la 29e Division d'infanterie, élite de l'Ile Cheju, qui devient le fer de lance du Taekwon-Do dans les Forces armées. Le général établit le OH DO KWAN (gymnase MA-VOIE) où il arrive non seulement à former des instructeurs-cadres pour toutes les forces, mais aussi à développer les techniques de Tae Kyon et de Karaté dans le système moderne du Taekwon-Do, avec l'aide de son adjoint Me Nam Tae Hi. Vers la fin de cette année, il dirige le CHONG DO KWAN (gymnase de la VAGUE BLEUE), le plus grand gymnase civil en Corée. Il est également promu major-général.

Techniquement, 1955 marque la naissance du Taekwon-Do comme Art coréen reconnu. Au cours de cette année, un comité spécial est formé de maîtres, professeurs, historiens et hommes publics à qui sont soumises des propositions pour nommer le nouvel art. Le 11 avril, le Comité, convoqué par le général Choi, se met d'accord sur le nom Taekwon-Do préalablement soumis par le général lui-même. Ce nom remplace différents termes qui portent à confusion tels que: Dang Soo, Gong Soo, Taek Kyon, Kwon Bup, etc.

En 1959, le Taekwon-Do passe les frontières. Le PÈRE du Taekwon-Do et 19 de ses meilleurs ceintures noires font une tournée en Extrême-Orient. La tournée est un succès et l'équipe ébahit tous les spectateurs avec d'excellentes techniques. Au cours de l'année, le général Choi prend la charge de 2 postes importants: président de la nouvelle Fédération coréenne de Taekwon-Do et commandant-adjoint de la 2e Armée à Tae Gu.

Cette même année le général Choi publie son premier "Manuel coréen" de Taekwon-Do (le modèle pour l'édition 1965).

Durant cette même année, le général suit des cours au Texas et par la même occasion rend visite au Jhoon Rhee's Karaté Club de San Antonio, où il exhorte les adeptes à utiliser le nom Taekwon-Do. Monsieur Jhoon Rheè's est reconnu comme le premier professeur américain de Taekwon-Do.

Le général Choi retourne en Corée comme directeur du Renseignement militaire. La même année, il commande la Force mobile, et prend en charge des écoles militaires d'Infanterie, d'Artillerie, de Blindés, de Transmission et d'Aviation.

1961 et 1962 sont des années de maturation pour sa carrière militaire et le Taekwon-Do. Il dirige les plus grands centres d'entraînement au Taekwon-Do en Corée et est nommé commandant de la 6e Armée.

Le Taekwon-Do se répand non seulement dans la population et la force militaire coréenne mais aussi auprès des soldats américains de la 7e Division d'Infanterie qui se trouvent sous son contrôle opérationnel. À travers ses étudiants, le Taekwon-Do fait même son apparition dans la grande Académie militaire de West Point.

En 1962, le général Choi est nommé Ambassadeur en Malaisie où il se consacre également à développer le Taekwon-Do.

En 1963, l'Association de Malaisie se forme et reçoit une reconnaissance nationale lors d'une démonstration au stade Merdeka, à la demande du Premier ministre Tunku Abdul Rhaman.

En juin 1963, 2 faits importants surviennent, une démonstration à l'Édifice des Nations-Unies à New-York, et l'introduction du Taekwon-Do dans les Forces armées du Vietnam sous l'autorité du major Nam Tae Hi. En février de l'année suivante, une Association de Taekwon-Do se forme à Singapour, et des dispositions sont prises pour en former d'autres à Bornéo.

En 1965, l'Ambassadeur Choi, général à la retraite, est chargé par le gouvernement de la République de Corée d'une mission de bonne entente en Allemagne de l'ouest, en Italie, en Turquie, en République arabe unie, en Malaisie et à Singapour. Cette mission est déterminante. L'Ambassadeur Choi déclare, pour la première fois dans l'histoire de Corée, le Taekwon-Do comme ART MARTIAL NATIONAL. Ce voyage est non seulement à la base de l'établissement de l'Association du Taekwon-Do dans ces pays, mais aussi dans la formation de la Fédération Internationale de Taekwon-Do (ITF) telle qu'elle est connue aujourd'hui.

En 1966, voit le jour le grand rêve du jeune et maladif étudiant de calligraphie devenu Ambassadeur et Président d'associations de l'art martial le plus respecté au monde. En effet, le 22 mars, l'ITF est formée avec les associations du Vietnam, de la Malaisie, de Singapour, de l'Allemagne de l'ouest, des USA, de la Turquie, de la République arabe unie et de la Corée.

En 1967, le Père du Taekwon-Do reçoit la médaille pour service distingué du Gouvernement du Vietnam et aide à l'établissement de la Fondation du Taekwon-Do Corée-Vietnam présidée par le général Tran Van Dong. Cette même année, une association de Taekwon-Do se forme à Hong-Kong. En août, le Général visite le ALL AMERICAN Taekwon-Do TOURNAMENT à Chicago, où il discute d'expansion et d'unification avec les dirigeants de la US Taekwon-Do Association; sa visite permet son établissement à Washington le 26 novembre 1967. Durant cette visite, le général Choi rencontre aussi monsieur Robert Walson, 4e degré, l'une des autorités en Taekwon-Do aux États-Unis, pour mettre en marche une nouvelle édition du "Manuel de Taekwon-Do".

À la fin de 1967, le général Choi invite Me Oyama au quartier général de l'ITF à Séoul pour continuer leur discussion commencée à Hakone, au Japon, où Me Oyama est invité à adopter les techniques du Taekwon-Do. La même année, le président de l'ITF choisit cinq professeurs pour les Forces armées de Taïwan, à la demande du général Chiang Kai-Shek adressée au général Chung II Kwon, alors Premier ministre de la Corée du Sud.

En 1968, le Général se rend à Paris comme chef d'une délégation du gouvernement de Corée afin de participer à un symposium international sur le sport militaire où le Taekwon-Do fait l'objet de discussion. Une démonstration est faite aux délégués des 32 pays présents. La même année, l'Association de Taekwon-Do du Royaume-Uni est établie. Le Général visite l'Espagne, les Pays-Bas, le Canada, la Belgique et l'Inde avec l'espoir de promouvoir la connaissance du Taekwon-Do.

À son retour, on lui offre le premier mérite en recherche sportive de la République de Corée pour son travail dévoué de l'art martial coréen.

En 1969, le général Choi fait une tournée en Asie du Sud-Est en vue de prendre connaissance personnellement des préparatifs pour le premier championnat de Taekwon-Do de l'Asie, prévu pour Hong-Kong le mois de septembre suivant. Aussitôt après le championnat, il entreprend une tournée dans 29 pays et rencontre des professeurs de Taekwon-Do, tout en accumulant des photographies en prévision de la publication de la première édition du "Manuel de Taekwon-Do (1972)".

En août 1970, il part pour une tournée de 20 pays de l'Asie du Sud-Est, du Canada, de l'Europe et du Moyen-Orient. Dans chacun de ces pays, il donne des séminaires aux professeurs et cherche à souder l'ITF en une force unifiée.

En mars 1971, le général Choi assiste au deuxième Championnat de Taekwon-Do de l'Asie du Sud-Est au stade Negara de Malaisie où l'ouverture est faite par une déclaration du Premier Ministre Tun Abdul Rhajak et la clôture des jeux est présidée par le Roi et la Reine de Malaisie.

Durant ce voyages, le général s'intéresse particulièrement à promouvoir le Taekwon-Do chez les jeunes. Le président de l'ITF joue un rôle important dans l'introduction de cet art dans plusieurs universités d'Europe, d'Amérique, du Moyen-Orient et de l'Extrême-Orient.

En 1972, il fait une tournée à travers le monde qui se révèle une rétrospective en ce sens que le général Choi introduit le Taekwon-Do en Bolivie, en République Dominicaine, en Haïti et au Guatemala. Durant cette même année, le général Choi, avec le consentement unanime de chaque pays-membre, déménage le siège social de l'ITF à Toronto, envisageant de répandre son oeuvre éventuellement en Europe de l'Est.

Au cours des mois de novembre et de décembre 1973, le général Choi accompagne une équipe de démonstrations de 7e degré en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Extrême-Orient. 23 pays sont visités. De nouvelles associations nationales s'établissent dans 5 de ces pays. La tournée est un grand succès avec plus de 100 000 spectateurs aux démonstrations. Le général et son équipe de démonstrations sont reçus officiellement lors de ces visites.

1974 est une année d'exubérance dont le Général se rappellera longtemps. En qualité de Fondateur du Taekwon-Do, il est non seulement capable de présenter la supériorité des techniques du Taekwon-Do et de ses règles de compétition, mais aussi de réaliser la grande ambition de voir sur pied le premier Championnat mondial de Taekwon-Do à Montréal.

En novembre et décembre de la même année, il dirige la 4e équipe de démonstrations de Taekwon-Do, composée de 10 professeurs reconnus internationalement, en Jamaïque, à Curacao, à Costa Rica, en Colombie, au Venezuela et au Surinam.

En 1975, le Taekwon-Do a le privilège de se présenter seul dans la salle d'opéra de Sidney pour la première fois depuis son ouverture. Le général Choi donne ensuite des séminaires en Grèce et en Suède.

Au milieu de 1976, il visite l'Iran, la Malaisie, l'Indonésie et l'Europe pour se rendre compte des activités en Taekwon-Do et du par le fait mêmr, de donner des séminaires. En novembre, il préside l'ouverture, à Amsterdam, du premier Championnat européen de Taekwon-Do.

En septembre 1977, le Fondateur du Taekwon-Do visite la Malaisie, la Nouvelle-Zélande et l'Australie après la réunion de Tokyo durant laquelle il dénonce publiquement le président de la Corée du Sud le général Park Jung Hee parce qu'il se sert du Taekwon-Do à des fins politiques. Plus tard cette année-là, il se rend en Suède et au Danemark pour aider à la formation d'une association nationale de Taekwon-Do.

En mai 1978, le général Choi visite la Malaisie, le Pakistan, le Kenya et l'Afrique du sud en compagnie de Me Rhee Ki Ha. Cette année là, il dirige la 5e équipe internationale de démonstrations en Suède, en Pologne, en Hongrie et en Yougoslavie.

En juin 1979, le Général assiste à la fondation de la Fédération de Taekwon-Do d'Europe à Oslo, en Norvège. Ensuite, il se rend en Suède, au Danemark, en Allemagne de l'Ouest et au Groenland avec maîtres Khang Su Jong et Rhee Ki Ha. En novembre de cette année, il dirige la 6e équipe internationale de démonstration en Argentine.

1980 est une année à ne pas oublier pour le Père du Taekwon-Do et pour son art. Avec 15 étudiants, il fait un voyage mémorable en Corée du Nord. C'est la première fois que le Taekwon-Do est introduit en Corée du Nord, la région d'origine du général Choi.

En janvier 1981, le général Choi visite le Queensland, Australie avec Me Choi Chang Keun, pour présider l'ouverture du premier Championnat de Taekwon-Do du Pacifique. À ce moment-là, il aide à former la Fédération de Taekwon-Do du Pacifique-sud et la Fédération australienne.

En juin de cette même année, il dirige la 8e équipe de démonstrations à Tokyo. En octobre, il donne un séminaire aux membres-fondateurs du Taekwon-Do en République populaire de Corée et en novembre, il présente avec fierté une équipe de démonstrations concernant des professeurs de la Corée du Nord et du Sud lors de l'Assemblée des dirigeants chrétiens coréens du Nord et d'outre-mer, à Vienne.

En janvier 1982, le président de l'ITF forme la North American Taekwon-Do Federation, à Toronto. La même année, il réalise un autre grand rêve datant de 1967 alors qu'un gymnase de Taekwon-Do ouvre ses portes au Japon. C'est une années très occupée; il visite Puerto Rico en juillet avec Me Park Jung Tae pour donner des séminaires.

En octobre et novembre, il se rend au Groenland, au Royaume-Uni, en Allemagne de l'Ouest, en Autriche, au Danemark, en Pologne en Hongrie, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Finlande, avec maîtres Han Sam Soo et Park Jung Taek pour promouvoir le Taekwon-Do. Il assiste aussi à la première Coupe intercontinentale de Taekwon-Do à Québec en décembre et au deuxième Championnat d'Europe, à Naples, Italie.

En janvier 1983, le général Choi visite le Colorado avec Me Lee Suk Hi, président de la Fédération canadienne de Taekwon-Do pour assister à la promotion au 7e degré de Me E. Sereff, président de la U.S. Taekwon-Do Federation. Au cours des mois de mars, avril et mai de cette même année, il se rend à Santa Barbara, Californie, en Europe et en République Démocratique Populaire de Corée pour la préparation finale de son Encyclopédie, sa plus récente publication.

En octobre. il préside l'ouverture du quatrième Championnat mondial de Taekwon-Do, à Glasgow, Écosse.

Il est à espérer que chaque professeur suive son exemple et mette du temps pour assurer l'intégration de cet art au milieu scolaire de sa région.

Introduire l'art seulement, cependant, n'est pas suffisant. Le professeur doit s'intéresser à inhiber et à maintenir une influence positive du Taekwon-Do pour qu'il soit une inspiration pour les étudiants. Alors, et alors seulement, un professeur peut-il se considérer comme un vrai adepte du Taekwon-Do.

Le Général Choi décéda le 15 juin 2002 à Pyongyang en Corée du Nord après avoir dédié sa vie entière au Taekwon-Do.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 15 mars 2005 07:31

Muneomi sawayama 1906-1977 fondateur du Nihon Kenpo

Muneomi SAWAYAMA (1906-1977) est un descendant d'une famille de Samurai du clan NAKAOKA. En entrant au collège en 1919, il décide de pratiquer des activités physiques pour se renforcer. Il commence par la musculation et s'initie en même temps au Judo. En 1925, il est admis à l'université Kansai d'Osaka ou il continu à pratiquer le Judo ainsi que le Jujutsu sous la tutelle de Kuroyama TAKAMARO. Il y obtient un grade de 5ième dan. Il rencontre à l'université F.YANO, qui sera président du Nihon Kenpo d'Osaka en 1999 et portera le grade de 10ième dan. À cette époque, Muneomi SAWAYAMA fréquentait le quartier malfamé d'Osaka et il lui arrivait régulièrement de prendre part à plusieurs bagarres de rues. Ceci eu pour effet de se questionner sur le Judo qu'il pratiquait : Pourquoi les atemi (coups de poings et de pieds) très efficace en combats réel ne font parti de l'entraînement ? Il adressa cette question à Sensei TAKAMARO qui lui donna comme réponse d'étudier les techniques d'atémi contenu dans le Jujutsu, celle ci faisait parti au départ du curriculum du Judo. Muneomi SAWAYAMA s'aperçu très rapidement que les techniques de frappes du Jujutsu sont très limitées en comparaison à celles utilisées dans les bagarres de rues. En Jujutsu, l'atemi est secondaire et sert plus comme techniques de diversion que de technique finale pour mettre fin à un combat.

À cette même époque, Muneomi SAWAYAMA entend parler de Kenwa MABUNI. Kenwa MABUNI est un maitre de karaté qui vient de s'installer à Osaka. Muneomi SAWAYAMA débute donc l'apprentissage du Karaté sous sa direction. Plus tard, il entend parler de Choki MOTOBU, maître de Karaté qui aurait construit sa force ainsi que sa réputation lors de bagarres de rues. Il demande à T.YAMADA, l'une de ses connaissance de bagarre de rue, de le présenter à Sensei MOTOBU. Il sera très marqué par les idées techniques de Choki MOTOBU.

Après cette rencontre, Muneomi SAWAYAMA ouvre une section de karaté à l'université de Kansai. Son optique n'est pas traditionnelle. Il n'y enseigne pas de kata (ce qui est le moyen d'enseignement à cette époque). Il cherche plutôt à élaborer des méthodes d'entraînement basé sur le combat libre. Il fut le précurseur du system Sunedome (arrêt du coup avant de toucher), qu'il abandonnera rapidement. Sensei MABUNI est en désaccord avec sa démarche. Ils se séparent en 1932. C'est à ce moment que Muneomi SAWAYAMA crée sa propre école qu'il nomme « Dai Nihon Kenpo ». Il enseigne alors à Hideo DOYA, qui sera en 1999 président de la Nihon Kenpokai et portera le grade de 8ième dan.



Il enseigne également à Rinosuke MORI, qui en 1953 enseignera le Kenpo dans la région de Tokyo à l'Académie de police, à l'armée et à l'université. Rinosuke MORI est le fondateur du Kyokai de Tokyo. Ses élèves fonderont plus tard l'association Renmei de Tokyo.

C'est également en 1932 que Muneomi SAWAYAMA entre dans l'armée comme officier. Il continu à élaborer sa méthode. Il se base sur le model des protections de Kendo ainsi que leur exercices pour son entraînement. À partir de 1934, il dirige des exercices de combat avec ces équipements de protections, permettant de réels coups portés, des projections, des clefs articulaires. Il réintègre ainsi sa formation de Judoka dans sa pratique.

En 1940, il est mobilisé en Chine comme officier d'infanterie durant la guerre sino-japonaise. Il s'intéresse alors aux arts martiaux chinois avec la rencontre de K.SAWAI. Ce dernier étudie le Yi Quan sous la direction de Wang XIANGZHAI. C'est à partir de cette rencontre que le Kenpo de Muneomi SAWAYAMA retrouve les techniques plus souples ainsi que les techniques circulaires du Kenpo originel. En 1946, il retourne au Japon, rétablit son école, mais peu de gens s'intéresse à son art de combat. On le critique en disant que c'est de la bagarre de mendiants. En 1953, il organise une démonstration de Nihon Kenpo à Tokyo avec 70 élèves. Cela fait sensation et plusieurs universités y adhèrent aussitôt. En 1954, le Nippon Kenpo est adopté comme discipline officielle de l'université de Kansai.

De nos jours, le Nippon Kenpo progresse dans trois grandes villes du Japon : Osaka, Tokyo et Nagoya. Toutes les associations pratiquent le Nihon Kenpo dans plus de cent universités, cinquante écoles supérieurs, cent clubs (dojo). C'est également une des méthodes officielle de combat, faisant partie intégrale de d'entraînement de la police et de l'armée. Le Nippon Kenpo est intégré au curriculum de Taihojutsu (méthode d'arrestation) de l'académie de police de Tokyo ainsi que du Kidotai (S.W.A.T.). Plus de 30 000 personnes pratiquent le Nippon Kenpo au Japon.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 15 mars 2005 07:33

Muso GONNOSUKE

Technique du bâton court (Jo) inventée au 17e siècle par Muso GONNOSUKE. Trouvant que le bâton long (Bo) n'était pas adapté pour vaincre un adversaire armé du sabre, il élabora une technique différente.

La légende raconte qu'il pu ainsi vaincre Miyamoto MUSASHI, le plus grand Samurai du Japon, infligeant à ce dernier la seule défaite de sa vie. Il créa alors l'école Shinto Muso Ryu. Le Jojutsu (), L'Art du bâton courte, ne vise pas à tuer l'adversaire, mais seulement à le mettre hors d'état de nuire. La technique du Jojutsu fut portée à son maximum d'efficacité par le Shinto Muso Ryu, qui enseignait 64 mouvements de base. L'école du Katori Shinto Ryu enseigne quant à elle douze techniques de maniement du Jo. Ces douze mouvements de base furent codifiés en 1955 et le Jojutsu devint alors le Jodo (), "la Voie du bâton court".

Dans l'entraînement comme dans les combats, les combattants, vêtus d'un Hakama (jupe pantalon) et d'un Haori (sorte de veste), ne portent aucune protection. Le pratiquant de cet art se nomme Shijo. La police japonaise fait un grand usage du bâton court pour le contrôle des manifestants. Outre le Shinto Muso Ryu, une autre école est reconnue pour ses techniques d'intervention très efficace, c'est celle du Kukishin Ryu. Jigoro KANO, le fondateur du Judo, aurait étudier le Kukishin Ryu avec Toshitsugu TAKAMATSU, le dernier grand maître Ninja. Morihei UESHIBA, fondateur de l'Aikido, aurait également étudier cet art.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 15 mars 2005 07:38